16/08/2007

787 Dreamliner

Répondant aux demandes des compagnies aériennes du monde entier, le Boeing 787 Dreamliner est un avion extrêmement efficient. Une équipe internationale de leaders de l’industrie aéronautique développe actuellement cet appareil dans l’usine de Boeing à Everett, à proximité de Seattle.

Des performances sans précédent

Le 787-8 Dreamliner transportera de 210 à 250 passagers sur une distance de 14 800 à 15 700 kilomètres, tandis que le 787-9 Dreamliner pourra accueillir de 250 à 290 passagers et couvrir des distances comprises entre 15 900 à 16 300 km. Le troisième membre de la famille des 787, le 787-3 Dreamliner, pourra accueillir de 290 à 330 passagers et sera étudié pour les trajets de 5 550 à 6 500 km.

Le 787 révolutionnera le transport aérien non seulement en permettant à des avions de taille moyenne de parcourir des distances aujourd’hui réservées aux gros porteurs, mais également en améliorant son impact sur l’environnement (voir plus bas), à commencer par des économies de carburant sans précédent. Pour un même vol, cet appareil consommera 20 % carburant de moins que ses concurrents, tout en atteignant des vitesses similaires à celles des plus gros porteurs actuellement sur le marché (Mach 0,85).

Les passagers du 787 bénéficieront également des innovations caractérisant ce nouvel appareil : un environnement intérieur moins sec, un confort amélioré, des fonctionnalités plus pratiques, etc.

Une technologie de pointe

La clé de ces performances exceptionnelles réside dans l’éventail de nouvelles technologies conçu par Boeing et son équipe internationale de partenaires industriels.

Près de la moitié de la structure du 787 (y compris le fuselage et les ailes) sera constituée de matériaux composites.

Les systèmes du 787 s’appuieront sur une architecture ouverte. Ces systèmes seront simplifiés par rapport à ceux des avions actuels et offriront davantage de fonctionnalités. L’équipe cherche, par exemple, à intégrer des systèmes de gestion de l’état de l’appareil qui permettront à l’avion de procéder à un autodiagnostic et de signaler les besoins en maintenance à des systèmes informatiques situés au sol.

Boeing a choisi General Electric et Rolls-Royce pour développer les réacteurs de son nouvel appareil. On prévoit que les avancées technologiques dans le domaine des réacteurs contribueront à une augmentation de l’ordre de 8 % des performances du nouvel appareil, ce qui constitue quasiment un bond technologique de deux générations pour le cœur de marché.

Autre source d’efficience : la manière dont ce nouvel appareil est conçu et fabriqué. De nouvelles technologies et de nouveaux processus sont en cours de développement. Ils devraient aider Boeing et ses fournisseurs à atteindre des niveaux de performances sans précédent à chacune des phases du programme. Par exemple, en fabriquant une section de fuselage constituée d’une seule pièce, nous supprimons 1 500 tôles d’aluminium et de 40 à 50 000 pièces de fixation.

Une amélioration continue

Le conseil d’administration de Boeing a pris la décision de commercialiser le 787 à la fin de l’année 2003. Le programme a été officiellement lancé le 26 avril 2004 après une commande record passée de 50 appareils par All Nippon Airways. Fin 2006, 37 clients des cinq continents avaient passé des commandes fermes ou des options pour 458 appareils. Ce lancement est le plus réussi de toute l’histoire de Boeing.

Ce programme fait appel à 43 des meilleurs industriels du monde qui ont finalisé ensemble la configuration de l’appareil en septembre 2005. Ces partenaires ont entamé leurs études de conception détaillée et, avec Boeing, sont reliés virtuellement à 135 sites répartis à travers le monde pour travailler sur l’assemblage des grosses pièces en 2006. Onze partenaires originaires du monde entier ont commencé la construction de près de 300 000 m² d’installations supplémentaires qui permettront de fabriquer les principales structures et ainsi de commercialiser le nouvel appareil.

Le programme 787 ouvrira son usine d’assemblage final à Everett en 2007. Le premier vol est prévu en 2007. La certification, les premières livraisons et l’entrée en service sont annoncées pour 2008.

Environnement

Tout au long de l'histoire de l'aviation à réaction, Boeing a continuellement progressé en améliorant les performances environnementales de ses appareils dans des domaines allant de la consommation de carburant à la pollution atmosphérique en passant par les nuisances sonores pour la population. Avec le 787 Dreamliner, Boeing introduit une fois de plus de nouvelles technologies destinées à améliorer les performances environnementales de ses avions de ligne commerciaux.

L'engagement pris par la société pour améliorer les performances environnementales de ses produits repose sur une croyance profonde qu'il est positif en soi de veiller à la qualité de l'environnement. Cela est particulièrement vrai pour un fabricant d'avions -- l'une des principales raisons pour lesquelles les gens choisissent de voyager, étant qu'ils souhaitent profiter de l'immense variété des merveilles naturelles de notre planète.

Réduction de la consommation de carburant

Le 787 Dreamliner consomme 20 % moins de carburant que les avions actuels de taille similaire. Quatre technologies-clés y contribuent :

  • de nouveaux réacteurs,
  • une utilisation accrue de matériaux composites légers,
  • l'application de systèmes plus efficients
  • et une aérodynamique moderne.

 Réduction de la pollution atmosphérique

La combustion du kérosène génère du dioxyde de carbone (CO 2 ). Réduire la consommation de carburant implique une diminution équivalente des émissions de dioxyde de carbone.

Les oxydes d'azote (NOx) constituent une autre catégorie majeure d'émissions provenant des avions de ligne commerciaux. Des réglementations spécifiques faisant appel à une formule complexe basée sur les caractéristiques de poussée des réacteurs de l'appareil ont été édictées pour les avions du futur. Le 787 a été conçu pour aller largement au-delà des exigences actuelles (amélioration de 30 % par rapport aux 767 actuels) et celles de demain, en particulier les réglementations devant prochainement être mises en place par le Comité de la protection de l'environnement en aviation (CAEP).

Des décollages et des atterrissages plus silencieux

Comme le savent les habitants des zones voisines des aéroports, la réduction du bruit créé par les avions lors du décollage et de l'atterrissage est une mesure importante en termes d'impact sur l'environnement. Après avoir continuellement cherché à réduire sa consommation de carburant et donc ses émissions dans l'atmosphère, Boeing s'est efforcé de réduire l'empreinte sonore de ses appareils – la distance a laquelle un bruit dérangeant peut être entendu.

Le 787 Dreamliner fait appel à un certain nombre de nouvelles technologies (notamment les entrées d'air et les chevrons de réacteurs silencieux, les bords dentelés caractéristiques à l'arrière du réacteur et d'autres traitements spéciaux pour les réacteurs et les carters de réacteur) afin de garantir que tous les sons supérieurs à 85 décibels (le bruit de la circulation entendu du bord de la route) ne sortent jamais des limites de l'aéroport. De fait, l'empreinte sonore du 787 est inférieure de plus de 60 % à celle des avions de taille similaire actuels.

Des trajets de ville à ville sont désormais possibles

Le rayon d'action du 787 Dreamliner constitue également un avantage pour l'environnement, en permettant aux compagnies aériennes de proposer des vols plus directs entre agglomérations de taille moyenne. Bien que les plus gros appareils soient en mesure d'accomplir de tels vols, leur taille les empêche de pouvoir être exploités d'une manière économiquement viable sur des liaisons entre villes moyennes. Cependant, la taille intermédiaire du 787 lui permet d'être exploité de manière plus rentable entre de telles villes, supprimant ainsi bon nombre de décollages et d'atterrissages inutiles, puisque le vol s'effectue sans escale.

L'acheminement « point à point » des passagers offre un certain nombre d'avantages pour l'environnement. Un itinéraire plus direct implique une réduction de la consommation de carburant et, par là même, une réduction des émissions dans l'atmosphère. De même, une décroissance du nombre de décollages et d'atterrissages fait baisser l'empreinte sonore totale. Et, pour les passagers devant se rendre dans des aéroports d'escale (hubs), la suppression du trafic de transit aboutit à des aéroports et des couloirs aériens moins encombrés. Des études montrent qu'entre 30 et 50 % des passagers des grands aéroports ne font qu'y transiter, ce qui crée des congestions et nuit à l'environnement dans une ville qui n'est ni leur point de départ, ni leur point de destination.

Le 787 a été conçu pour transporter des passagers et des marchandises depuis leur ville d'origine jusqu'à leur destination finale en optimisant la protection de l'environnement.

Des techniques de fabrication produisant moins de déchets

Le 787 étant essentiellement constitué de matériaux composites en fibre de carbone, un matériau taillé comme le tissu, les processus de fabrication génèreront moins de déperdition de matériaux et de déchets. Les avions modernes sont essentiellement constitués d'aluminium, qui doit être fraisé et usiné à partir de grandes tôles ou de grands blocs pour créer une structure d'avion. En général, jusqu'à 90 % de l'aluminium brut utilisé pour créer des pièces d'avion est transformé en chutes de matériaux au cours du processus de fabrication. Bien que ce matériau soit recyclable, il est préférable d'éviter au maximum le gaspillage. La solution composite utilisée pour le 787 répond à ce souci d'efficience.

De plus, l'équipe de conception travaille sur des normes visant à réduire voire supprimer les matériaux les plus nuisibles pour l'environnement et la santé des ouvriers.

On obtient ainsi un processus de fabrication et de maintenance produisant moins de déchets et utilisant moins de produits et agents chimiques dangereux.

Recyclage en fin de vie

Boeing travaille déjà avec des sociétés du monde entier afin de garantir la mise en place des processus requis pour permettre le recyclage du 787 lorsqu'il sera arrivé en fin de vie. Bien que ces appareils ne devraient pas être mis au rebut avant 30 ou 40 ans, il est important de s'y préparer dès aujourd'hui.

Une approche qui tient compte du cycle de vie dans son ensemble

C'est la combinaison de cet engagement de longue date sur les performances environnementales de ses avions et d'une approche tenant compte de la totalité du cycle de vie dans la conception de ses nouveaux avions qui a permis à Boeing de créer des avions commerciaux extrêmement rentables. Le programme 787 est, en partie grâce à l‘amélioration de son impact sur l'environnement, le lancement de nouvel avion le plus réussi de toute l'histoire de l'aviation commerciale. Les compagnies aériennes du monde entier choisissent d'acheter le 787 car elles partagent l'engagement de Boeing vis-à-vis de l'environnement. Ainsi, dès 2008, les passagers pourront choisir un avion offrant plus de confort et de meilleures performances environnementales.

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18:32 Écrit par Analyste Air-Start dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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